Le tour du monde de l’éducation : La Finlande

Pour cette deuxième escale, nous allons nous intéresser à la finlande.

Une éducation chaleureuse dans un pays froid.

La Finlande est souvent connue pour la rudesse de son climat qui contraste avec ce que l’éducation finlandaise propose.
Le Classement PISA, (acronyme pour «Program for International Student Assessment» en anglais, et pour «Programme international pour le suivi des acquis des élèves» en français, qui mesure les performances des systèmes éducatifs par pays), a été dominé par la Finlande entre 2000 et 2010 (Singapour, Hong-kong, ont désormais pris la tête). Et cette domination n’est pas le fruit du hasard, elle est le résultat d’une manière d’éduquer basée sur le bien-être, l’égalité et la connaissance.

Le bien-être au cœur de l’éducation

« Nous voulons que chacun se sente bien dans le cadre de l’école, qu’il se sente en confiance, c’est la condition sine qua non pour un apprentissage efficace » Marina Martinov, Professeure d’Anglais et de Russe à Helsinki.

Les enfants sont accueillis dans des espaces spacieux et ouverts, propices à l’échange et à l’apprentissage. Le but recherché est de les impliquer dans leur éducation.
Des salles de repos sont aménagées pour que l’école devienne un lieu de vie respecté et motivant. Jusqu’à 16 ans, les cours sont également limités à 45 minutes et entrecoupés de temps de pause de 15 minutes. Les relations entre enseignants et élèves sont aussi plus familières afin de favoriser les échanges.
En Finlande, jusqu’à 11 ans, les élèves ne sont pas notés (excepté une évaluation non chiffrée à l’âge de 9 ans),

« La Finlande a fait le choix de faire confiance à la curiosité et à la soif naturelle d’apprendre des enfants »,

et de ne pas utiliser la notation comme moyen de pression.
Après 13 ans, il existe des notes chiffrées allant de 4 à 10 (le 0 est proscrit : le système finlandais considère en effet qu’il n’y a pas d’intérêt à construire une « échelle de l’ignorance », mais qu’il est plus utile de distinguer des « niveaux de perfectibilité ».

Tous à la même enseigne…

L’atout premier du système finlandais est sa gratuité. Rares sont les dépenses laissées à la charge des familles. Tout – ou presque – est financé par la municipalité, dont l’école dépend financièrement.
Il n’y a aucune inégalité sociale de budget en Finlande, ce qui fait que les parents (et donc les enfants) sont confiants quant à l’éducation de leurs enfants sur un plan social.

… avec une éducation sur-mesure

L’éducation est en effet individualisée le plus possible en respectant au mieux les rythmes d’apprentissages de chacun (les élèves ont jusqu’à 9 ans pour apprendre à lire, alors que les premières années sont dédiées à l’éveil des aptitudes, de la créativité et de la curiosité).
Au lieu d’imposer un système unique, l’éducation finlandaise tente donc au contraire de s’adapter à chaque élève, parce qu’il est unique :

« On ne peut forcer les élèves ; il faut leur donner des possibilités différentes d’apprendre, d’acquérir des compétences », Théorie de Bourdieu et Passeron sur la reproduction sociale.

Les troubles des apprentissages sont détectés précocement et la prise en charge est ciblée avec une attention particulière.
Mais avec un tel système, le taux d’encadrement doit être important. C’est pourquoi les classes sont moins remplies (en moyenne 20 élèves par classe), ce qui permet une plus grande disponibilité des professeurs.

L’implication des professeurs

« La profession d’enseignant jouit encore en Finlande d’un réel prestige dans la société. Cela ne tient pas tant à la rémunération – qui se situe dans la moyenne des pays de l’OCDE – qu’à l’importance qu’attache le pays à son éducation »

Les enseignants finlandais orientent leurs efforts autour de l’enfant, sa compréhension et ses besoins (en comparaison, la motivation des enseignants français est plus orientée vers la discipline enseignée). Ainsi la manière d’éduquer est basée sur l’intuition, l’initiation et l’apprentissage par soi-même.
Le système éducatif finlandais exige que ses professeurs soient titulaires d’un master de sciences de l’éducation, tout en passant du temps en situations d’enseignement réelles.
De plus, les enseignements considèrent qu’avoir des relations avec les familles en dehors du cadre scolaire fait partie de leur travail.
Sources :
http://www.lemonde.fr/education/article/2014/02/05/en-finlande-le-bien-etre-de-l-eleve-au-coeur-de-la-pedagogie_4360344_1473685.html#4Tx9kGPEaqqy8z0L.99 http://www.lemonde.fr
http://blog.francetvinfo.fr/dans-vos-tetes/2014/08/30/les-trucs-en-plus-de-leducation-finlandaise.html ==> http://www.blog.francetvinfo.fr

photo : into.aalto.fi

Publicités

2 commentaires Ajoutez le vôtre

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s